Ces dernières années, une petite révolution technologique est en cours dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Deux nouvelles pratiques sont en effet en train d’émerger, qui pourraient changer le quotidien de nombreux métiers, installer de nouvelles habitudes et élargir les potentialités de la construction.

Le BIM, ou Smart Building Information Modeling

Le BIM est une méthode de travail qui consiste à s’appuyer sur une base de données numérique regroupant tout ce qu’il y a à savoir sur un projet de construction grâce au Big Data. Cela permet ainsi de créer des maquettes numériques de haute précision dès l’étape de conception, et de calculer à l’avance les impacts de l’ensemble des dispositifs prévus (éclairage, consommation d’énergie, gestion de l’espace etc.). Cette technologie permet également aux ingénieurs d’avoir accès à n’importe quelle donnée en un temps record, qu’il s’agisse de données sur les matériaux, sur le budget, sur l’emplacement des éléments et leur interdépendance. Le projet entier est virtualisé, rendu accessible à tous les acteurs, et accompagné de fonctions de calculs intelligentes.

La fabrication additive

La fabrication additive, ou impression 3D, ouvre de nombreuses pistes à exploiter pour le secteur du BTP. En plus de s’avérer utile pour la création de maquettes 3D, cette technologie en pleine évolution peut également servir à construire des bâtiments réels. Plusieurs expériences concluantes ont déjà été menée dans le monde, y compris en France : il est en effet possible de créer au moyen d’imprimantes 3D un ensemble de pièces à assembler pour la fabrication d’une maison, d’un pont ou même d’ouvrages plus fins et plus délicats. Les avantages : un gain de temps conséquent et zéro déchets !